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Je me souviens du Refus Global

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Fondé en 1992, Reflet de Société est un magazine d’information et de sensibilisation publié tous les deux mois. Le magazine aborde des phénomènes sociaux tels les gangs de rue, le décrochage, la dépendance à la drogue, à l’alcool et au jeu et nombre d’autres. Reflet de Société se veut sensible aux réalités de chacun. L’objectif est d’apprendre à mieux vivre ensemble en démystifiant les préjugés.
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Comme le disaient nos ancêtres, tempus fugit, le temps fuit!

25 ans de couverture sociale et culturelle tome II a voulu mesurer le chemin parcouru collectivement en plaçant côte à côte un article paru dans Reflet de Société et un nouveau texte traitant du même thème sous un angle actualisé.

C’est ainsi qu’en 2012, Reflet de Société s’attardait au Refus global :

« Il s’agit d’un manifeste de protestation signé par seize artistes québécois qui rêvaient de transformer leur société. De la rendre plus sensible aux beautés qui sont la substance même de notre âme. Pour y arriver, ils posèrent un acte de liberté, [en refusant] toutes ces vieilleries, ces arriérations, ces limitations à la parole et à l’initiative qui empêchaient le peuple du Québec d’alors de se développer comme un peuple normal dans la modernité du monde. On interdisait par exemple aux artistes de peindre des nus, de danser, de lire certains livres, bref on manifestait au Québec une pudibonderie excessive… Pourquoi? Par crainte, disait-on, que les jeunes  “perdent leur âme “. »

Qu’en dit-on aujourd’hui?


Extrait de 25 ans de couverture sociale et culturelle tome II :

Je me souviens du Refus Global

Par Jean-Marc Beausoleil

«Je n’existerais pas sans les peintres du Refus Global», déclare Simon Blais, propriétaire, fondateur et directeur de la prestigieuse galerie qui porte son nom.

Ayant mis sur pied, en 2018, une expo qui soulignait les soixante-dix ans du célèbre pamphlet, M. Blais récidivait, au moment de la rédaction de ce texte, avec une exposition qui mettait en parallèle les œuvres de Marcelle Ferron et de Jean-Paul Riopelle, deux des signataires du Refus Global.

«Ils ont inventé l’abstraction.  Ils sont le fer de lance de toute la modernité.  Je leur dois tout en tant que marchand et en tant que collectionneur»,  affirme ce passionné.

À la source de la Révolution tranquille

Blais nous répète que le Refus Global est le début de la modernité au Québec. Ce texte a créé un choc dans la communauté artistique et politique de l’époque, comme en témoignent les nombreux échanges qui ont alors eu lieu dans les journaux.

«Les répercussions ont été telles que Borduas a perdu son emploi», rappelle-t-il.  Tous les signataires se sont dispersés, Riopelle comprenant qu’il ne pourrait créer au Québec s’est immédiatement envolé pour la France.  Déterminée à ce que ses enfants ne soient pas élevés par des religieux ou des religieuses dans une école catholique, Marcelle Ferron l’a rapidement suivi.

Tous les signataires ont souffert.  Aucun d’eux n’arrivait à vendre ses toiles à un prix raisonnable.  Ils ont tous connu des années de difficultés économiques et existentielles.  Ils ont dû attendre la fin des années 1970 pour enfin connaître des expositions de peintres automatistes dignes de leur importance.

Un fécond sacrifice

«C’est le prix qu’ils ont payé pour nous donner de la liberté à tous, dans tous les domaines de la création, danse, arts visuels, littérature… C’est vraiment incontournable.  On est chanceux que ces gens-là se soient présentés et qu’ils aient contribué à ça, à cette ouverture dans la liberté de la pensée», insiste M. Blais.

Entre autres, Simon Blais se souvient d’avoir eu le bonheur de côtoyer Marcelle Ferron.  «Je n’ai jamais vu autant d’amour et d’estime de la part du public pour une artiste que pour Marcelle Ferron», témoigne-t-il avec bonheur. «Les gens venaient, s’assoyaient par terre autour d’elle et buvaient ses paroles».

 

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