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Le poids d’être une femme

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Anne Reitzer

En plus d’avoir une activité professionnelle, les femmes doivent penser à l’organisation du foyer et anticiper les situations… une charge de plus en plus pesante. 

Charge mentale

Selon François Fatoux, auteur du livre Et si on en finissait avec la ménagère?, la charge mentale se définirait par «le fait d’avoir en permanence dans un coin de la tête la préoccupation des tâches domestiques et éducatives même dans les moments où l’on n’est pas dans leur exécution».

Entre la planification, la gestion et l’organisation du foyer, les femmes reconnaissent avoir beaucoup de peine à se détacher de ce stress. Si cette charge est un poids sur le bien-être des femmes, elle se répercute également sur leur physique, comme nous l’explique Sébastien Gagnon, ostéopathe: «La majorité des femmes qui viennent me voir sont contractées au niveau de la nuque et des épaules, qui sont les zones d’accumulation du stress. La charge mentale est en partie responsable de ces tensions.»

Sébastien dénonce également un «sexisme sociétal». Si les hommes s’occupent des tâches physiques comme tondre la pelouse ou sortir les poubelles, ils sont encore trop peu à prendre en charge les tâches intellectuelles comme la planification des repas. Le modèle de société dans lequel nous évoluons est trop peu égalitaire, comme le confirme une récente étude de Statistique Canada.

Il semblerait que la distribution des tâches familiales dans le couple ait évolué au cours des trente dernières années. Si les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères, il n’en demeure pas moins que les femmes fournissent près des deux tiers de toutes les heures consacrées au  ménage et aux soins des enfants.

En prenant conscience de la charge mentale de sa compagne, Sébastien Gagnon a décidé de l’aider en planifiant les repas ou les sorties: «J’ai réalisé que je la libérais, mais je me suis aussi rendu compte qu’elle en faisait toujours plus que moi… C’est facile d’oublier sa bonne volonté, car ce n’est pas naturel chez nous en tant qu’homme. Il faut accepter de faire des erreurs ou de se tromper.»

Mais le paradoxe de la charge mentale réside dans le fait que certaines femmes ne savent pas déléguer ou tirent une satisfaction, une fierté personnelle à observer que le foyer familial fonctionne grâce à elles. C’est ce que nous explique Aline, mère de deux enfants: «C’est vrai que parfois je pourrais demander à mon conjoint de faire une tâche, mais je sais qu’elle ne sera pas aussi bien faite que si c’était moi (…) et il n’a aucun sens de l’organisation.»

L’image de la femme travailleuse et unique responsable du foyer est donc encore bien trop présente dans l’inconscient collectif. Tant qu’une profonde remise en question ne sera pas accomplie, il sera difficile pour les femmes de s’émanciper de cette charge mentale et, plus encore, d’être considérées à l’égal des hommes.

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