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Logement à bas prix

Delphine Caubet

Enthousiaste de nature, j’aime observer et étudier les événements de nos sociétés. Ce pour quoi mes études de science politique m’ont passionnée. Aujourd’hui, ce sont elles qui me conduisent à vouloir communiquer cet intérêt. J’espère, au travers de mes articles et de mes livres, toucher et intéresser les lecteurs sur des faits d’actualité, soit par la pertinence ou l’incongruité de l’information. Mes domaines de prédilections sont les enjeux sociaux, la politique, la religion et particulièrement lorsqu’ils se mélangent!
Delphine Caubet

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Logement à bas prix

L’enfer de la métropole

Par Delphine Caubet

Mathilde (prénom fictif) est une fringante femme dans la quarantaine qui veut «éveiller les consciences endormies» sur la problématique des logements insalubres. Depuis 7 ans, elle déménage tous les ans. Moisissures, punaises, rats, etc. Son historique de logement dans la métropole est aussi pénible que ses appartements.

«Je suis inscrite depuis 2006 sur la liste des logements sociaux.» Et son logement, elle l’attend toujours.

Depuis son installation à Montréal, Mathilde rencontre bien des déboires pour se loger. Venant de la Rive-Sud, le père de ses enfants et elle-même décident d’emménager dans la métropole. «Et les propriétaires font de la discrimination envers les familles», explique-t-elle. Forcément, avec quatre enfants, il peut y avoir de l’agitation à la maison.

À travers ses lunettes de soleil, elle explique: «Ils ne vont jamais avouer qu’ils vous refusent parce que vous avez des enfants ou que votre dossier de crédit n’est pas correct. Ils vont simplement dire qu’ils ont trouvé quelqu’un d’autre.»

Dans sa recherche, elle en verra de toutes les couleurs. Certains demandent les références de l’employeur actuel, mais également des précédents. Sans parler du refus d’accepter les animaux et de l’enquête de crédit.

Quête sans fin

Alors qu’elle est enceinte de son 4e enfant, Mathilde et son conjoint sont incapables de trouver un  nouveau logement. Entre les coûts et les critères des propriétaires, impossible de trouver un appartement avant la fin de leur bail.

Conséquence: ils vivent séparés l’un de l’autre. Chacun dans des hébergements temporaires. Elle, avec ses enfants, ira d’une maison d’hébergement à l’autre. «Mais ces milieux sont froids et fermés. J’étais enceinte jusqu’aux oreilles avec trois enfants, et personne ne prenait la peine de voir si j’avais trouvé autre chose ou si j’avais besoin d’aide.»

Le couple aura un répit dans un bel appartement bon marché, trouvé grâce au Centre des femmes de Montréal. Malheureusement, en 2008 le couple se sépare. Le budget de Mathilde est percuté de plein fouet. Elle est esthéticienne à domicile avec des revenus aléatoires, tandis que son ex-conjoint a un emploi stable. Les enfants demeureront donc avec le père.

Difficulté de se reconstruire

Cette rupture affectera grandement Mathilde. Les loyers moyens dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve font partie des moins onéreux de l’île de Montréal. Elle décide donc d’y rester et d’être proche de ses enfants.

Mais avec un faible revenu, les appartements sont en conséquence. «Un samedi soir, je me suis aperçue que de la vermine rentrait dans l’appartement. C’était par la cuisine. Le propriétaire a refusé de se déplacer, car il était 19h. Une autre fois, j’ai perdu tous mes meubles, car l’appartement était infesté de punaises de lit. Le propriétaire le savait, mais il l’a caché, car sinon il n’aurait pas trouvé de locataires.»

Elle habite depuis sept ans à Hochelaga-Maisonneuve, elle a changé sept fois de logement. «Avoir un mauvais logement n’est pas bon pour la santé, confesse-t-elle. Ça n’aide pas à se reconstruire. Depuis la séparation,  je n’arrive pas à retrouver une stabilité… c’est difficile. Si tu n’es pas heureux où tu habites, ça a un impact négatif sur toute ta vie.»

Depuis toutes ces années, Mathilde a envisagé plusieurs options pour trouver un logement décent. Elle a pensé aux coopératives d’habitation, «mais il faut vivre en communauté et s’impliquer, et il y a des clans et de la chicane.» Aujourd’hui, sa vision de l’avenir est hors de la métropole, dans une région où l’immobilier est accessible et où elle pourra démarrer une nouvelle vie professionnelle.

 

Avoir un logement décent avec un faible revenu dans la métropole est un casse-tête. Les listes d’attente pour avoir accès à un HLM s’étirent sur une périonde pouvant aller de deux à dix ans… mais le comité BAIL d’Hochelaga-Maisonneuve voit des personnes attendre depuis plus de quatorze ans.

Pour un budget sain, un foyer devrait dépenser 25% de ses revenus pour le logement. Dans cet arrondissement, près de la moitié des familles y dépensent 50% de leur budget et un foyer sur dix y en consacrerait 80%.

Si Mercier–Hochelaga-Maisonneuve est un arrondissement toujours prisé par les personnes à faible revenu, il voit arriver depuis plusieurs années des populations plus aisées, ce qui entraine des hausses de loyer.

 

 

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