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Stressant être parent ?

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Julie Fortier

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Responsable éditoriale pour Naître et grandir, Julie Fortier encadre l’équipe de rédaction dans la production de contenus sur les différentes plateformes : magazine, web, infolettre et réseaux sociaux. De par son travail, et en tant que mère de deux grands garçons, elle s’intéresse depuis plusieurs années aux enjeux liés à la parentalité et à la petite enfance.
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par Julie Fortier, responsable éditoriale, Naître et grandir


Stress, dépression, burnout… Ce sont maintenant des mots que l’on retrouve souvent dans les articles qui traitent de parentalité. Ils suscitent aussi beaucoup de réactions de la part des parents sur les réseaux sociaux. De l’extérieur, on peut se demander si ça va si mal sur la planète parents? Bien sûr que non, mais ça pourrait aller mieux.

Course contre la montre…

Est-ce le manque de temps qui cause le plus de stress aux parents? Les facteurs de stress varient d’une personne à l’autre, mais ce serait l’impression de ne pas avoir le contrôle sur le temps – plutôt que le manque de temps en soi – qui serait stressante. Or, cette sensation de manquer de temps, plusieurs parents d’aujourd’hui la ressentent comme le démontrent les statistiques.

Selon un récent rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 20 % des parents ont dit ressentir une « forte pression liée au manque de temps ». Avoir du temps pour soi a aussi été identifié comme une des trois situations les plus difficiles par 46 % de parents d’enfants de 0 à 2 ans, rapporte une étude menée auprès de 1 126 mères et 160 pères par le Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec.

De plus, 62 % des parents considèrent la conciliation famille-travail comme une source de stress importante, révèle un récent sondage réalisé pour l’Observatoire des tout-petits. Selon d’autres chiffres de l’ISQ publiés en 2016, 37 % des parents ont aussi affirmé être épuisés quand arrive l’heure du souper et 55 % ont dit manquer de temps libre pour eux.

Trop de pression?

L’engagement des parents d’aujourd’hui dans leur vie de famille peut aussi faire augmenter le niveau de stress. Pas étonnant que le terme burnout parental ait fait son apparition il y a quelques années. Il ne s’agit pas d’un trouble officiellement reconnu, mais il a été étudié sérieusement par des chercheuses belges.

Plusieurs parallèles peuvent d’ailleurs être faits avec le burnout professionnel, selon le psychologue du travail Nicolas Chevrier. Comme il l’explique, les exigences que s’imposent les parents, les mères surtout, alors qu’ils n’ont pas les ressources nécessaires (temps, argent, humeur stable…) peuvent causer du stress. Et lorsque le stress devient chronique, il peut mener à l’épuisement.

À la recherche de solutions

Oui il existe des solutions pour aider les parents et elles sont connues. Plus de mesures de conciliation travail-famille (et des parents qui s’autorisent à les utiliser quand ils y ont droit), un meilleur partage des tâches ménagères, des soins aux enfants et de la charge mentale entre les parents, un meilleur accès aux professionnels de la santé et aux psychologues font, entre autres, partie des mesures souvent citées.

Diminuer les attentes que l’on s’impose comme parent, briser l’isolement, demander de l’aide aux proches, prendre du temps pour soi sont aussi des conseils souvent donnés pour faire diminuer le stress et prévenir la détresse parentale.

Aller chercher du soutien, surtout quand on n’a pas la chance d’être bien entouré, est une autre façon de faire baisser la pression. Malheureusement, 25 % des parents d’enfants de 0 à 5 ans ne connaissent pas les ressources offertes dans leur région, selon des données de l’ISQ.

Peut-être que les jeunes parents ont aussi le réflexe de davantage se tourner vers les réseaux sociaux pour trouver des solutions? Les groupes de parents sur Internet peuvent d’ailleurs être positifs, selon la spécialiste du stress Sonia Lupien. Quand les parents vivent des moments difficiles, les encouragements et conseils des autres peuvent donner « l’impression de reprendre du contrôle sur la situation », explique-t-elle.

Un sujet encore tabou?

Évidemment, quand on a l’impression de sombrer, que plus rien ne va, il est important d’aller chercher de l’aide professionnelle. Plusieurs cas de dépression postnatale ne seraient d’ailleurs pas diagnostiqués ou traités. Bien des femmes taisent leur détresse parce qu’elles ont peur de passer pour de mauvaises mères. Comme en témoignent les nombreuses réactions que suscite un texte comme Maman est en dépression juste en parler semble faire énormément de bien. Souvent, les commentaires se résument à «Merci de mettre des mots sur comment je me sens».

Références

Institut de la statistique du Québec
Qui sont ces Québécois en manque de temps ?

Mieux connaître la parentalité au Québec ?

Naître grandir

Les stress des parents expliqué

Le burnout parental

Observatoire des tout-petits

La conciliation famille-travail chez les parents québécois

Code vestimentaire

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